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  • Culture littéraire

  • Trouvez la date d’anniversaire des auteurs, ainsi que des extraits de leurs œuvres, des biographies, des adaptations...

Articles

  • « Le Lion et le Rat » - Jean de La Fontaine (6è) - Janvier 2009

    La Fontaine a pris ce texte chez Esope (« Le Lion et le Rat reconnaissant »).
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    Le Lion et le Rat, Jean de la Fontaine Il faut, autant qu’on peut, obliger tout le monde On a souvent besoin d’un plus petit que soi. De cette vérité deux fables feront foi, Tant la chose en preuves abonde.
    Entre les pattes d’un lion Un rat sortit de terre assez à l’étourdie. Le roi des animaux, en cette occasion, Montra ce qu’il était et (...)

  • « L’ Enfant et le Maître d’école » - Jean de La Fontaine (6è) - Février 2009

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    L’ Enfant et le maître d’école. Dans ce récit je prétends faire voir D’un certain sot la remontrance vaine. Un jeune enfant dans l’eau se laissa choir,
    En badinant sur les bords de la Seine. Le ciel permit qu’un saule se trouva Dont le branchage, après Dieu, le sauva. S’étant pris, dis-je, aux branches de ce saule, Par cet endroit passe un maître d’école ; L’enfant lui crie : "Au secours, je péris."
    Le magister, se (...)

  • « Le Corbeau et le Renard » - Jean de La Fontaine (6è) - Mars 2009

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    Le Corbeau et le Renard Maître corbeau, sur un arbre perché, Tenait en son bec un fromage. Maître renard par l’odeur alléché,
    Lui tint à peu près ce langage : « Et bonjour , Monsieur du Corbeau Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau ! Sans mentir, si votre ramage Se rapporte à votre plumage,
    Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois » A ces mots le corbeau ne se sent pas de joie ; Et pour montrer sa belle voix, Il (...)

  • Le Cid - Acte I scène 2 - Pierre Corneille (4è) - Février 2010

    Suite au très bon travail des 4è B sur le Cid de Corneille, voici le texte appris et interprété par les élèves.
    Le CID, Pierre Corneille.
    Scène II – Le comte, don Rodrigue
    Don Rodrigue À moi, comte, deux mots.
    Le comte Parle.
    Don Rodrigue Ôte-moi d’un doute. Connais-tu bien don Diègue ?
    Le comte Oui.
    Don Rodrigue Parlons bas ; écoute. Sais-tu que ce vieillard fut la même vertu, La vaillance et l’honneur de son temps ? le sais-tu ?
    Le comte Peut-être.
    Don Rodrigue Cette ardeur que dans les yeux (...)

  • Jean Racine - Décembre 2010

    Jean Racine est né le 21 décembre 1639.
    Oui, prince, je languis, je brûle pour Thésée : Je l’aime, non point tel que l’ont vu les enfers, Volage adorateur de mille objets divers, Qui va du dieu des morts déshonorer la couche ; Mais fidèle, mais fier, et même un peu farouche, Charmant, jeune, traînant tous les cœurs après soi, Tel qu’on dépeint nos dieux, ou tel que je vous voi. Il avait votre port, vos yeux, votre langage ; Cette noble pudeur colorait son visage, (...)

  • Charles Perrault - Décembre 2010

    Charles Perrault naît le 12 janvier 1628.
    Mais quand le Roi fut mort, ce qui arriva au bout de deux ans, et qu’il se vit le maître, il déclara publiquement son Mariage, et alla en grande cérémonie chercher la Reine sa femme dans son Château. On lui fit une entrée magnifique dans la Ville Capitale, où elle entra au milieu de ses deux enfants. Quelque temps après, le Roi alla faire la guerre à l’Empereur Cantalabutte son voisin. Il laissa la Régence du Royaume à la Reine sa mère, et lui recommanda (...)

  • Molière - Décembre 2010

    Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, est né le 14 janvier 1622.
    Harpagon , criant au voleur dès le jardin, et venant sans chapeau.
    Au voleur ! au voleur ! à l’assassin ! au meurtrier ! Justice, juste ciel ! Je suis perdu, je suis assassiné ; on m’a coupé la gorge : on m’a dérobé mon argent. Qui peut-ce être ? Qu’est-il devenu ? Où est-il ? Où se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ? Où courir ? Où ne pas courir ? N’est-il point là ? n’est-il point ici ? Qui est-ce ? Arrête. (À lui-même, se prenant (...)

  • La marquise de Sévigné - Février 2011

    La marquise de Sévigné est née le 5 février 1626.
    À Paris, ce dimanche 26e avril [1671]
    Il est dimanche 26 avril ; cette lettre ne partira que mercredi ; mais ceci n’est pas une lettre, c’est une relation que vient de me faire Moreuil, à votre intention, de ce qui s’est passé à Chantilly touchant Vatel. Je vous écrivis vendredi qu’il s’était poignardé : voici l’affaire en détail.
    Le Roi arriva jeudi au soir ; la chasse, les lanternes, le clair de la lune, la promenade, la collation dans un lieu tapissé (...)

  • Cyrano de Bergerac - Mars 2011

    Cyrano de Bergerac est né à Paris le 6 mars 1619 .
    http://commons.wikimedia.org/wiki/F...
    La lune était en son plein, le ciel était découvert, et neuf heures du soir étaient sonnées lorsque nous revenions d’une maison proche de Paris, quatre de mes amis et moi. Les diverses pensées que nous donna la vue de cette boule de safran nous défrayèrent sur le chemin. Les yeux noyés dans ce grand astre, tantôt l’un le prenait pour une lucarne du ciel par où l’on entrevoyait la gloire des bienheureux ; tantôt (...)

  • Madame de Lafayette - Mars 2011

    Madame de Lafayette est née le 18 mars 1634.
    Elle passa tout le jour des fiançailles chez elle à se parer, pour se trouver le soir au bal et au festin royal qui se faisaient au Louvre. Lorsqu’elle arriva, l’on admira sa beauté et sa parure. Le bal commença ; et, comme elle dansait avec M. de Guise, il se fit un assez grand bruit vers la porte de la salle, comme de quelqu’un qui entrait et à qui on faisait place. Madame de Clèves acheva de danser ; et, pendant qu’elle cherchait des yeux quelqu’un (...)

  • Pierre Corneille - Avril 2011

    Pierre Corneille est né le 06 juin 1606 à Rouen. Rome, l’unique objet de mon ressentiment ! Rome, à qui vient ton bras d’immoler mon amant ! Rome qui t’a vu naître, et que ton cœur adore ! Rome enfin que je hais parce qu’elle t’honore ! Puissent tous ses voisins ensemble conjurés Saper ses fondements encor mal assurés ! Et si ce n’est assez de toute l’Italie, Que l’orient contre elle à l’occident s’allie ; Que cent peuples unis des bouts de l’univers Passent pour la détruire et les monts et les mers ! (...)

  • « Le Loup et la Cigogne » - Jean de La Fontaine (6è) - Mai 2011

    Le Loup et la Cigogne Les loups mangent gloutonnement. Un loup donc étant de frairie, Se pressa, dit-on, tellement Qu’il en pensa perdre la vie. Un os lui demeura bien avant au gosier. De bonheur pour ce loup, qui ne pouvait crier, Près de là passe une cigogne. Il lui fait signe ; elle accourt. Voilà l’opératrice aussitôt en besogne. Elle retira l’os ; puis, pour un si bon tour, Elle demanda son salaire. « Votre salaire ? dit le loup : Vous riez, ma bonne commère ! Quoi ! Ce (...)

  • Jean de la Fontaine - Juin 2011

    Jean de La Fontaine est né le 8 juillet 1621.
    Les Animaux malades de la peste
    Un mal qui répand la terreur, Mal que le Ciel en sa fureur Inventa pour punir les crimes de la terre, La Peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom) Capable d’enrichir en un jour l’Achéron, Faisait aux animaux la guerre. Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés : On n’en voyait point d’occupés A chercher le soutien d’une mourante vie ; Nul mets n’excitait leur envie ; Ni Loups ni Renards n’épiaient La douce et (...)

  • La Bruyère - Juin 2011

    La Bruyère est né le 16 août 1645.
    Diphile commence par un oiseau et finit par mille : sa maison n’en est pas égayée, mais empestée. La cour, la salle, l’escalier, le vestibule, les chambres, le cabinet, tout est volière ; ce n’est plus un ramage, c’est un vacarme : les vents d’automne et les eaux dans leurs plus grandes crues ne font pas un bruit si perçant et si aigu ; on ne s’entend non plus parler les uns les autres que dans ces chambres où il faut attendre, pour faire le compliment d’entrée, que (...)

  • Fénelon - Juin 2011

    François de Salignac de La Mothe-Fénelon est né le 6 août 1651.
    Calypso ne pouvait se consoler du départ d’Ulysse. Dans sa douleur, elle se trouvait malheureuse d’être immortelle. Sa grotte ne résonnait plus de son chant ; les nymphes qui la servaient n’osaient lui parler. Elle se promenait souvent seule sur les gazons fleuris dont un printemps éternel bordait son île : mais ces beaux lieux, loin de modérer sa douleur, ne faisaient que lui rappeler le triste souvenir d’Ulysse, qu’elle y avait vu tant (...)