Publié : 2 février 2008

La question de réécriture au DNB

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La réécriture au DNB est un exercice d’orthographe. Vous devez suivre les indications et écrire le texte en effectuant les changements…mais sans pour autant rajouter des fautes !

1) Réécrivez le texte suivant en remplaçant « cette bâtisse » par « ce bâtiment ».

On sentait que cette bâtisse difforme avait été construite par l’homme, tant elle était laide, mesquine et petite. Peinte en rouge à la base, elle était formée d’un tréteau ayant pour pieds quatre poteaux en bois totalement immobiles. Blanche aux extrémités, irrégulière dans son aspect, elle paraissait, malgré tout, longue, illimitée et imposante au spectateur. Illuminée de toutes parts, elle permettait à l’acteur de se mettre en valeur.

- L’exercice porte ici sur la transformation du féminin vers le masculin : il faut donc penser à accorder les adjectifs qualificatifs, les déterminants et les participes passés.

2) Réécrivez ce texte en remplaçant « Claude » par « Claude et moi ».

Claude, dès l’âge de raison, s’était tenu ce raisonnement : « Le plan de mon existence est tout tracé. Je n’ai qu’à accepter aveuglément les bienfaits de mon âge. Pour marcher avec le progrès et vivre parfaitement heureux, il me suffira de lire les journaux et les affiches, matin et soir, et de faire exactement ce que ces souverains guides me conseilleront. Là est la véritable sagesse, la seule félicité possible. »
( Emile Zola, « Une victime de la Réclame » )

- La 3ème personne du singulier se transforme donc en 1ère personne du pluriel : attention à l’accord des verbes.

3) Réécrivez le texte suivant en remplaçant « il » par « elle » et en conjuguant les verbes au passé composé.

Il se dressa et se tordit et s’enracina avec une sorte de furie sur ce point d’appui. Cela lui fit l’effet de la première marche d’un escalier remontant la vie. Il remonta ce plan incliné et arriva de l’autre côté de la fondrière.
En sortant de l’eau, il se heurta à une pierre et tomba sur les genoux. Il trouva que c’était juste, et y resta quelque temps, l’âme abîmée dans on ne sait quelle parole à Dieu.
( Victor Hugo, les Misérables)

- La difficulté de cet exercice réside dans la double transformation ( du masculin vers le féminin, et du passé simple vers le passé composé). Attention, dans un cas pareil, il y a fort à parier que des participes passés devront être accordés.

4) Réécrivez ces paroles en les rapportant de façon indirecte ( style indirect). Vous commencerez par « Son père lui expliqua que… ».

Père a dit : « Je t’aime beaucoup, Christopher. N’oublie jamais ça. Il m’arrive de me mettre en rogne, je sais bien. Et de me fâcher. Et même de crier. Je sais que je ne devrais pas faire ça. Mais c’est seulement parce que je me fais du souci pour toi. Je ne veux pas que tu t’attires d’ennuis, et je ne veux pas qu’on te fasse mal. Tu comprends ? »

- Ce dernier exemple mobilise beaucoup de notions : il faut changer le système des temps, les pronoms, les niveaux de langue, les indices spatio-temporels…